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Les workaholics : des candidats privilégiés au burnout

Articles | Burnout | Stress | Vie professionnelle

Ambitieux et hyperactifs avec des objectifs toujours plus élevés

Aujourd’hui le travail est la seule dépendance qui ne soit pas jugée négativement dans notre société, au contraire de la drogue et de l’alcool. Et pourtant cette intoxication valorisante n’est pas sans conséquence.

Comme le précise Jacques Languirand, ils sont « ambitieux, hyperactifs, dotés d’une énergie supérieure à la moyenne. Ils se mettent eux-même la pression avec des objectifs toujours plus élevés. »

Ils travaillent 16h par jour, parfois sept jours sur sept, ils mènent plusieurs grands projets de front, gèrent leur vie familiale au pied levé, sont joignables 24h sur 24h, toujours prêts à repartir. On les croit emplis d’un ego fort, pourtant ils manquent souvent de confiance en eux et deviennent incapables de décrocher du travail. (Voir l’article : Working girl ou la saga d’une journée comme une autre)

La réussite professionnelle au détriment de la vie familiale

Si l’argent est une des clés de la sur-motivation des workaholics, ils acceptent consciemment de renoncer aux plus belles années de leur vie pour être toujours plus productifs. Le bât blesse lorsque la famille s’en mêle. Ils ne rentrent jamais ou seulement très tard, ils continuent le travail chez eux, ils négligent leur conjoint, leurs enfants, et en arrivent parfois à ne plus représenter qu’une carte bancaire pour la famille. Comment pourrait-il en être autrement, ils ne sont plus jamais là ?

Lorsque les problèmes familiaux s’accentuent, l’engrenage se met en route. Ils fuient les disputes du week-end en se rendant avec plaisir au bureau le lundi matin. Ils rentrent encore plus tard, lorsqu’ils ne travaillent pas toute la nuit.

Le moment des limites

Seulement voilà, tous n’ont pas la capacité à supporter un tel train de vie. L’angoisse permanente de la réussite, la répétition des insomnies, des incidents cardiaques montrent que les limites existent. Certains iront chez leur médecin, qui les hospitalisera d’urgence, d’autres auront un accident de la route, lorsqu’ils ne plaquent pas vie famille et enfants après un trop plein devenu ingérable : bienvenu dans le burnout (Voir l’article : Le burnout).

Et puis un jour, c’est le chômage, la rupture sentimentale, la dépression d’un enfant ou une maladie et certains acceptent de changer de vie. Ils démissionnent et passent des heures à ne rien faire de productifs, à se divertir. Ils décident d’aller vivre à la campagne, loin du bruit, des embouteillages… et du travail.

On ne choisit pas de devenir workaholic. Le miroir social est déformant et offre une image si valorisante de ce type de comportement « courageux », « ambitieux », « exemplaire » que de nombreuses personnes, en quête de valorisation personnelle sombrent dans cette dépendance insidieuse et qui peut s’avérer terriblement préjudiciable à long terme.

La désintoxication avant l’implosion

La prise de conscience est le point le plus délicat. Souvent, c’est à l’occasion d’une crise familiale que l’on prend conscience du caractère workaholic d’un des membres du couple.

Rares sont les cas où la hiérarchie du sujet s’alarmera d’une attitude si productive et efficace.
Pourtant, eu égard au risque réel d’échec personnel auxquels s’exposent à terme les workaholics, il serait utile de leur permettre de prendre conscience de leur dépendance addictive.

Ils doivent revenir à des choses simples, à la famille, aux promenades, au bricolage, au repos, autant de termes qui ne faisaient plus partie de leur vocabulaire. Ils doivent surtout ne plus culpabiliser de ne pas être rentable sans cesse.

Une réévaluation objective du travail, des priorités, des objectifs personnels permet souvent d’adopter une attitude de distanciation indispensable à toute désintoxication.

C’est dans cet objectif qu’Isarcenciel délivre des prestations d’accompagnement aux workaholics.

Voir la fiche pédagogique : La prévention du burnout

Pour en savoir plus