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Raz de marée médiatique

Divers

ce n’est pas un mauvais jeu de mots. je souhaite simplement partager et peut-être même déranger, voire savoir ce qu’il y a derrière cette soudaine prise de conscience humanitaire.
la solidarité à l’échelle mondiale semble avoir porté des millions de personnes. Tout le monde doit donner pour se donner la conscience d’exister et surtout de partager avec ceux qui n’ont plus rien. je suis noyée d’informations, de sollicitations et de surenchères. Cette compétition fait soudain un peu peur. c’est à celui qui va donner le plus, le mieux, le plus humainement. On détache des équipes de toute nature. Chaque état regarde le listing mondial pour savoir où en est le classement.
Nous sommes soudain concernés par la misère mondiale. Les pauvres, les déshérités, les sans-abri.
C’est formidable. Qu’a-t-on fait avant ? que va-t-on faire demain ?
va-t-on regarder autrement les bénévoles de la croix-rouge, lors des journées de la croix-rouge, avec leur petite boite métallique et prendre le temps d’y glisser une petite pièce?
de faire des manifestations avec l’équipe de l’abbé Pierre pour plaider la cause des sans-abri, des démunis ?
verserons-nous régulièrement à médecins du monde pour que soient construits des hôpitaux ?
nos coeurs saignent à ne pouvoir combattre tous les fléaux. pensons en ce moment aussi aux autres continents où il y a tant à faire. Allons-nous nous mobiliser de la même façon et qui seront les chefs d’orchestre ?

Je fais un rêve !

Pour parodier Martin Luther King, au milieu de ce désastre, je fais un rêve. Celui que la solidarité humaine se réveille enfin.
La catastrophe de l’Asie est malheureusement l’une des plus grandes et des plus étendues qui soient dans bien des domaines : nombre de morts, nombre de pays touchés… bref tout le monde est au courant.
Et si c’était le coup de pied dans la fourmilière qui pousse enfin le regard des gens au-delà de leur quotidien ?

160 000 morts… et combien d’enfants qui meurent chaque jour à cause de mal-nutrition, de maladies pourtant éradiquées dans les pays “développés”, de regards indifférents ou d’indifférence due à l’ignorance ?
Finalement comment situer tout cela sur l’échelle du malheur et de la détresse ?

Je fais le rêve que l’Asie, qui a tant besoin des autres aujourd’hui, pérennise nos élans de solidarité, pour que d’élan ils deviennent valeur.

Les médias sont-ils restés les mêmes dans cette tragédie ? Peu importe, car le moyen n’est pas mauvais. La seule chose qui importe est que ces millions de personnes dans le besoin ne retombent pas dans les méandres de notre oubli.

Je fais le rêve que tous les hommes se prendront par la main, car on l’a vu aujourd’hui, le malheur frappe injustement et indifféremment.

Je rêve d’une prise de conscience, je rêve que l’Asie et ses survivants se redresseront grâce aux mains tendues, et je rêve que ces mains resteront à jamais tendues pour tous ceux qui en ont et en auront besoin.

Si tous les enfants du monde…

En toute humanité
Stéphanie