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évoluer

Christian's avatar
Divers

Evoluer, oui mais comment et pourquoi? Pour quel résultat?
Si évoluer consiste à changer sa façon d’être, de penser, de s’exprimer, de consommer, de vivre…pour correspondre à ce que la société, l’entreprise, la famille, le conjoint… attendent que je devienne, alors NON merci!
Je ne tiens pas à entrer plus dans un rôle social que je n’y suis actuellement, ni dans un rôle de “super héros” encore plus infaillible que celui que l’enfant que j’étais m’a collé sur la peau pour entrer dans le monde des adultes…
Je ne tiens pas à m’éloigner encore plus de ma vérité profonde pour faire plaisir à mon environnement. Ce serait pour moi, au contraire, une involution.
Si, par contre, évoluer consiste en une libération de mon être intérieur, pour trouver et vivre mes propres valeurs fondamentales, pour revendiquer mon identité propre, alors OUI, j’accepte d’y travailler.
C’est tout le sens du développement personnel que j’ai entrepris avec l’aide d’Isarcenciel.
Alors oui, j’accepte de me mettre en danger et d’ouvrir un chantier en moi. J’accepte de lâcher mes certitudes et de me rendre vulnérable, j’accepte d’ôter l’armure.
Alors, mille fois oui, je me regarde en face, je fouille dans mes recoins sombres, j’appuie là où la souffrance s’éveille, j’identifie mes inhibitions et mes fuites, je comprends mes traumatismes et mes rancoeurs…
Le tout avec l’accompagnement fidèle et patient d’Isabelle Pajor, qui m’offre un miroir sans complaisance, mais toujours avec tact et mesure, avec beaucoup d’humanité et sans jugement.
Et j’assiste à des modifications profondes dans le regard que je porte sur moi-même et sur les autres, je pardonne, je prends conscience, je console mon “enfant intérieur”, j’assume enfin pleinement mes responsabilités d’adulte, je choisis vraiment mes engagements et je les revendique, je trouve mes valeurs essentielles et inaliénables, j’existe enfin librement. Du moins, je commence…
La route est longue, mais rien ne vaut le chemin personnel que l’on trace de soi-même et sur lequel on avance libre et responsable, en dehors des sentiers balisés et du formatage social ou familial. Ce chemin personnel est tellement plus beau, plus conforme à l’être unique que l’on est.
Merci, Isabelle, de m’accompagner sur mon chemin, merci de m’avoir permis de le tracer moi-même.

Isa's avatar

Merci pour votre hommage

…Je ne suis jamais que votre accompagnatrice.

C’est vous qui faites le travail et à vos efforts que vous devez votre mieux-être.

En toute humanité, et sourire !

Isa

Marc Deschamps's avatar

quel enthousiasme !!!

Je vais finir par prendre moi aussi un abonnement ! (sourire, mais je vais bien finir par passer au moins un coup de fil, ne serait-ce que par curiosité…)

Plus sérieusement, la revendication de nous-même est parfois bien difficile, et les concessions que l’on doit faire à son entourage trop fréquentes, encore, à mon goût !
…quoique… Etre trop soi-même peut parfois nuire à ceux qui nous entourent, parce qu’ils sont très différents de nous et peuvent souffrir de notre expression très “directe” (et je parle en connaissance de cause, malheureusement).

Comment être vraiment soi tout en respectant les autres?

Christian's avatar

Merci, Marc!

Merci, Marc, pour votre réaction spontanée. Si mon témoignage sur ce qu’est pour moi “évoluer” a au moins suscité en vous la curiosité de découvrir un peu plus Isarcenciel, alors j’en suis heureux. Je n’ai pas d’actions dans l’entreprise et je ne suis missionné par personne, mais j’apprécie cette approche humaine et novatrice de “l’accompagnement personnel”.
Cheminer avec Isabelle n’est pas de tout repos, mais évoluer ne se fait pas sans douleur. C’est comme un accouchement de soi-même (les femmes qui ont eu le bonheur d’enfanter comprendront mieux la comparaison), il y a des passages difficiles (on serre les dents et on y va à fond), mais quelle sensation de libération après chaque victoire sur soi-même…
En tout cas, si “être trop soi-même peut parfois nuire à ceux qui nous entourent”, accepter, pour ne pas blesser, d’entrer dans un rôle et d’inhiber une partie de notre identité profonde ne me semble pas tenir la route longtemps. Je l’ai expérimenté, par choix ou par facilité…
Mais, en fait, on ment à soi-même et aux autres. Et l’on s’enferme toujours plus dans un personnage qui finit par nous coller à la peau au point de nous étouffer…
Pour ma part, j’arrivais au point de rupture.
Désormais, je tiens vraiment à me libérer de ces contraintes que je suis seul à avoir décidé de m’imposer (personne ne m’a demandé de jouer la comédie ou de taire ce que je suis en profondeur).
J’essaie de soigner en fait la forme, mais sur le fond je refuse désormais de cautionner des comportements ou des propos qui ne me ressemblent pas vraiment.
Certes, il est parfaitement inutile de perturber gratuitement une personne très différente de soi, mais si la situation l’impose, je revendique de plus en plus ce que je suis sans provocation ni agressivité, avec une fermeté calme la plus naturelle possible.
Et la plupart du temps, même si cela provoque étonnement ou incompréhension, je suis surpris de constater combien l’entourage respecte finalement ce que j’ai revendiqué avec force et sérénité.
Et si je me respecte plus, si l’entourage respecte plus ce que j’ai bien voulu revendiquer de ce que je suis (sinon comment peut-il le deviner?), alors je crois que je serai plus à l’écoute réelle des autres, pour mieux percevoir leur identité profonde et donc les respecter vraiment.
En tout cas, je me donne plus de chances de sortir du jeu de dupes dans lequel les relations sociales ou familiales superficielles nous cantonnent bien trop souvent…
Et ça, j’y suis définitivement allergique!
Mais à chacun son chemin et son rythme d’évolution.
Toute bonne volonté pour évoluer est profondément respectable.
Bonne route, Marc, et peut-être à bientôt dans les murs d’Isarcenciel!
En toute humanité, Christian.