Responsabilité et culpabilité
Bonjour!
Je trouve qu’il y a souvent confusion entre “responsabilité” et “culpabilité”.
La plupart du temps, nous avons tendance à agir ou réagir dans notre quotidien sans nous poser la question de notre responsabilité personnelle dans ce que nous posons au monde.
Mais, en plus, les rares fois où nous nous posons la question (ou lorsque la question nous ratrappe à notre insu!), nous ressentons une culpabilité, qui nous plombe et va motiver des actions et des paroles de justification ou de rachat…
A quoi cela est-il dù?
Il est vrai que notre culture judéo-chrétienne est très encline à développer en nous la culpabilité et l’autoflagellation…
Il est vrai aussi que nos valeurs sociales nous poussent à la déresponsabilisation: “c’est le système”, “les autres en profitent alors pourquoi pas moi?”, “mais que fait l’Etat?” (notion d’Etat Providence), “je ne fais qu’exécuter les ordres…”, “les jeunes ne respectent plus rien…” disent les anciens, “les familles ont démissionné de leur rôle éducatif…” disent les enseignants, “les adultes ne nous comprennent pas…” disent les jeunes… Bref, c’est toujours la faute de l’autre. Et on cherche toujours un coupable!
Ne serait-il pas plus constructif de se retrousser les manches et d’acter enfin dans nos vies en se demandant en quoi chacun est responsable à son petit niveau de la perpétuation perverse des dysfonctionnements du système? Ne serait-il pas plus efficace de montrer humblement l’exemple par notre comportement quotidien, pour mettre en application nos propres valeurs et, de proche en proche, susciter des questionnements et surtout des changement de mentalité?
Face à un problème qui nous dépasse, on baisse les bras en pensant qu’on n’y peut rien, ou bien on construit dans son coin dans le sens inverse, positivement, dans l’optimisme. Est-ce idéaliste?
Qu’en pensez-vous?
C’est parfois difficile de ramer à contre-courant, mais, personnellement, je ne peux me résoudre à n’être qu’un mouton de Panurge et à cautionner passivement l’incautionnable (à mes yeux)…
Cordialement, Christian.
