égoïsme et altruisme
Bonjour!
Il est de bon ton de vanter l’altruisme et de dénigrer l’égoïsme.
Quand on réalise dans quelle société nous vivons, qui nous formate à l’individualisme forcené et où écraser l’autre pour se faire une place au soleil est toléré, voire applaudi (dans le pire des cas), je trouve les conversations de salon prônant l’altruisme particulièrement hypocrites…
De nos jours, l’efficacité, la productivité, la rentabilité…laissent-elles la place à un altruisme plus noble que les chèques aux oeuvres humanitaires que nous envoyons en cinq minutes pour soulager nos consciences?
A l’inverse, l’égoïsme est-il à pourfendre? S’il y a une seule chose dont nous avons la responsabilité 24h/24, c’est bien de nous-même. Comment être responsable de soi si l’on ne se place pas au centre de notre propre vie?
Je ne crois pas que vivre par procuration, en plaçant au centre de notre existence nos enfants, notre conjoint, notre travail ou notre dévouement aux autres (au sens large), mène à l’épanouissement personnel. Occuper sa vie en s’oubliant soi-même n’aboutit-il pas un jour à l’implosion?
En conclusion, j’aurais tendance à penser que le meilleur compromis (pour moi-même) est le suivant: je suis le centre de ma propre vie mais que je m’attache à accorder toute l’écoute possible aux autres qui croisent mon chemin au quotidien pour découvrir, apprendre et enrichir ma personnalité. Tendre la main, par solidarité humaine, est pour moi une source de joie et un élan naturel, mais ma première responsabilité pour rester acteur de ma propre vie est de ne pas m’oublier.
Et vous, qu’en pensez-vous? Comment avez-vous trouvé votre équilibre personnel entre égoïsme et altruisme?
Cordialement, Christian.
